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Janvier-Février-Mars-Avril 2026


Journées "Portes ouvertes" au domaine Tessier

Ce domaine est assurément "La" référence des vins de Cheverny et de Cour-Cheverny. Ses premières journées "Portes ouvertes" de l'année qui se tiennent généralement durant le WE de Pâques, deviennent donc incontournables !

Pour les clients référencés, un flyer a été envoyé mentionnant les vins disponibles ces 4 et 5 avril 2026, avec une info concernant ceux qui le seront un peu plus tard.

- Phil en bulle 2024 : c'est la principale nouveauté de cette année et elle réside dans la composition de ce Pétillant naturel élaboré selon la méthode ancestrale (une seule fermentation qui se termine en bouteille), désormais 100% Romorantin. Exit donc à priori les 20% d'Orbois bien que le flyer en fasse toujours état ! Est-ce l'origine de ce changement, toujours est-il que ce breuvage dispose désormais d'un supplément de matière qui lui confère une vinosité des plus gratifiante, ne le réservant plus forcément pour l'apéritif. J'en prends 6 flacons à 14 € 00 l'unité.

- Cour-Cheverny 2023 : c'est la cuvée de base du domaine dans cette AOP. Belle présence en bouche qui se prolonge avec persistance élégance.

- Cheverny blanc 2023 : majoritairement composé de sauvignon par rapport au chardonnay, l'aromatique de ce cépage ligérien se manifeste sans détours. Vin frais, nerveux et bien fruité. C'est "le" vin qui convient au Selles-sur-Cher AOP, plutôt qu'un Touraine Sauvignon !

Cour-Cheverny 2024 "Les Sables" : issu de vignes de 20 à 40 ans en cépage Romorantin, on monte d'un cran. Nez puissant, intense. La bouche confirme avec une rémanence très intéressante.

Cour-Cheverny 2023 "Porte Dorée" : bien qu'ayant fait sa malo (comme les 2 autres cuvées), il reste moins de 2 g/l de sucres résiduels, ce qui donne un vin bien sec, avec beaucoup de corps, d'élégance et de finesse. Je me retiens pour ne pas faire chauffer ma carte bancaire !

- VDF "Romorantique" 2023 : lorsque les conditions climatiques sont favorables, Philippe Tessier élabore des cuvées principalement issues des plus vieilles vignes du domaine. Cette cuvée marginale de 100% Romorantin a été élevée majoritairement en amphore géorgienne enterréependant 4 à 6 mois puis mise en bouteille, sans filtration et avec très peu de sulfites ajoutés (14 mg/l de sulfites totaux). Son autre particularité réside dans la macération de ses raisins égrappés, ce qui induit un vin orange, bien sec et assez tannique. Mais sur quoi le boire ? Mystère ...

- Cheverny rosé 2024 : le pinot noir et le gamay en macération compose ce rosé qu'il conviendra de boire au plus vite.

- Cheverny rouge 2025 : par rapport à la cuvée précédente, 5% de côt viennent compléter l'assemblage de 65% de pinot noir et 25% de gamay.  65% Pinot Noir, 25% Gamay. Gouleyant avec une belle ossature, ce millésime devra se boire avec 3 à 4 ans pour privilégier son côté fruité.

- Cheverny "Point du jour" 2023 : 80 % de pinot noir et 20 % de gamay issus de vieilles vignes. Le nez est puissant avec une aromatique très florale. En bouche, les fruits rouges dominent, avec un finale tannique charnue mais équilibrée.  

- VDF "Nota bene" 2021 : c'est une des cuvées marginales du domaine. Il n'y en aura pas pour 2025. Ce 2021 est un 100% gamay de très vieilles vignes. Vivacité et puissance sont au rendez-vous, de quoi satisfaire une belle côte de bœuf "rassise" (au moins 30 jours !) de chez Manu à Sambin !

 

* le fait d'enterrer des amphores en Géorgie n'a rien de folklorique mais est une nécessité. En effet, leur fabrication est totalement artisanale et leur confère une fragilité avec une épaisseur irrégulière, qui conduirait ce contenant à céder sous la pression exercée par le contenu qui peut se monter à 800 litres. Autre avantage de cet enfouissement, une régulation thermique par le sol.

Domaine Philippe Tessier

Philippe, Marier et Simon TESSIER

La rue Colin

41700 CHEVERNY

Tél. : 02 54 44 23 82

Email : [email protected]

Site web : philippetessier.fr


Déjeuner célébratoire à l'Auberge du XIIème* de Saché

Cette table bien connue du Val de Loire pour avoir été le lieu de création culinaire étoilée de Jean-Claude Niqueux a été reprise en septembre 2020 par le couple Stéphanie Marques/Kevin Gardien. Entrée directement dans le guide Rouge en 2021 avec un Bib gourmand, elle a ensuite très vite reconquis en 2024 l'étoile perdue par ses prédécesseurs en 2012 !

Kevin Gardien est un chef discret, ne cherchant pas forcément la notoriété des médias pour faire connaître son restaurant. Pourtant, la cuisine qu'il y distille mérite le détour car elle fait montre d'une technicité éprouvée mise au service d'une créativité maitrisée et savoureuse, souvent très étonnante dans le choix des aliments qu'elle magnifie.

Notre dernière incursion dans ce restaurant remontait au 24 novembre 2022 et je dois avouer que l'interprétation saugrenue du "Lièvre à la royale" de Kevin Gardien m'avait déçu. Pourtant, dans ce menu Balzac en 5 plats pour 56 € 00 à l'époque,  la cuisine de ce chef  frôlait l'étoile pour plusieurs plats. 

Immanquablement, quand un restaurant décroche l'étoile, les années qui suivent, le niveau de ses prix monte d'un cran, voir plus. Ici, entre novembre 2022 et mars 2026, ça se confirme ! En effet, le premier menu en 3 plats passe de 35 (avec 2 choix à chaque étape) à 50 € (à l'initiative du chef et servi uniquement le midi sauf WE et fêtes), un menu Balzac en 5 plats qui s'envole de 56 à 80 €, soit +42 %, et un menu Calder glisse de 76 à 104 € mais monte de 7 à 8 plats. Aujourd'hui, trois menus et une carte permettent de la découvrir. C'est au travers de celui baptisé "Calder" à 104 € 00 en 8 étapes que nous avons décidé de l'explorer et surtout de nous délecter pour ce déjeuner d'anniversaire du 24 mars 2026.

Histoire d'activer nos papilles, nous débutons cette petite fête avec quelques bulles apéritives rosées, celles élaborées par Thomas Frissant, avec un Pet'Nat 2021 associant subtilement Côt, Sauvignon et Cabernet. En escortes solides, nous avons droit à un quatuor d'amuse-bouche bien construits et goûtus : Gaufre de chèvre Rillon maison à la moutarde d'Orléans et confit d'oignons - Chips de pois chiches du Val de Loire et son houmous -Brioche au curry breton et silure de Loire fumé maison. Nous embrayons sur une patience originale et de très bonne facture, un Vaporeux de pomme de terre au wasabi, poissons de Loire fumés maison (Comme j'ai déjà entendu le mot "silure" une fois, je préfère ne pas demander ceux présents !). Le Pain feuilleté maison aux graines de lin servi en même temps est une tuerie addictive !

Il est temps de débuter les hostilités ! Le premier service fait place à une délicate Truite de Langeais cuite à la flamme, avec shiitaké de la cave du Breuil et miso de Touraine. Si je ne suis pas fan de la truite d'élevage en plaine, celle-ci passe encore. Désormais cette maison dispose d'un autre atout avec l'arrivée il y a 3 ans d'une sommelière expérimentée (dont j'avais vivement conseillée l'embauche à Stéphanie) en la personne de Roxane Rosenrib, passée notamment par le Chapeau rouge** de Dijon, dont les choix de ses accords vineux vont s'avérer originaux et fort judicieux ! Cerise sur le gâteau, les vins sont servis avant les plats ce qui n'est pas le cas partout, même chez Guy Savoy ! Sur la truite, c'est un VDF bio blanc 2022 associant sauvignon et chardonnay (Moite/moite) du domaine des Pierrines. Et à l'inverse de certains étoilés, ce breuvage n'est pas la cuvée de base de Fabrice Delaunay, bien au contraire !

 

Nous poursuivons avec "l'Oignon en collection", c'est à dire un croque à l'oignon, un vaporeux d'oignons et une compotée d'oignons dans l'esprit d'une soupe. Deux adjectifs pour décrire ce plat: étonnant et superbe ! Pour le vin, c'est une production orléanaise du Clos Saint-Fiacre en blanc 2023 100% chardonnay. Une fois de plus, ce n'est pas la cuvée de base. Nickel chrome !

L'étape suivante met en avant des Langoustines rôties et décoction de têtes dans l’esprit d’un minestrone. Les 2 crustacés sont d'une impeccable fraicheur et leur cuisson est tip/top ! Question vignoble, direction Vouvray. Pas avec un chenin mais un chardonnay 2022 en VDF issu d'un élevage de 28 mois dans 60% de fut neuf et fûts de plusieurs vins, 20% en jarre et 20% en cuve, non collé, non filtré et mis en bouteille dans l'été 2024. La classe ! Par contre je ne suis pas fan des mélodies d'accompagnement disponibles avec les QR Code mais aussi sur le site.

Le Saint-Pierre n'est pas très souvent mis en valeur dans les restaurants, même chez les étoilés. Son prix élevé et son faible rendement (60% de perte !) contribuent en grande partie à cette situation. Je rend donc hommage à Kevin Gardien de nous l'avoir proposé d'autant qu'il est de ligne. Associé à des asperges blanches, de l'orange sanguine, des coques et un bouillon de coquillages, la fête papillaire est totale ! Pour le vin, Roxane prend des risques avec le service d'un "vin orange", qui plus est issu de cépages Muscat à petits grains et Muscat d'Alexandrie. L'union s'opère impeccablement ! Félicitations !

Pour le côté viande, c'est du Ris de veau. Une fois encore, ce n'est pas du produit de seconde zone ! Il est doré au sautoir et bien fondant. En guise de garniture, un original cannelloni de céleri gratiné à la tomme de Touraine et un jus de veau au mélilot. Par contre, je suis moins fan de l'utilisation d'un vin Jaune dans ce plat. Une production jurassienne issu de savagnin non ouillé ferait tout aussi bien l'affaire; et en plus, financièrement, ce serait moins couteux. La compagnie vineuse se conclut avec un VDF rouge du Clos de l'Ecu de Claire & Fred Niger. Comme l'indication d'un millésime est interdite pour un VDF, sauf à demander une agrément à FranceAgrimer, ce couple de vignerons contourne la réglementation en complétant le nom de sa cuvée Véritas avec des chiffres romains : MMXXIII. Le double étiquetage de la bouteille comporte beaucoup hélas trop de blablas inutiles et un graphisme sophistiqué intéressant, mais pas l'essentiel ! En effet, aucune info sur le cépage mis en œuvre, le pinot noir ! C'est ce type de vignerons qui m'exaspèrent au plus haut point, avec un discours élitiste plus que l'informel nécessaire, mais ça doit séduire les bobos parisiens des 11 et 12èmes !  Et bien sûr, leur production de 27 cuvées, dont 8 hors zone, est toute en Vin de France ou similaire ! Heureusement, ce VDF rouge Véritas MMXXIII tient bien la route avec son nez et sa bouche de fruits rouges et noirs. Bref, il assure sur le ris de veau.

 

Nous passons au fromage. C'est une assiette contenant un Vaporeux tiède au Gouda de Touraine et huile de noix, dont la dégustation s'opère avec des quartiers d'un excellent pain multigraines qu'on utilise comme des mouillettes. Par contre, le Porto "Fine Tawny" de Graham's choisi pour contrebalancer la salinité de la préparation fromagère, n'est pas convaincant.

Avant l'opus du dessert, un prédessert ! Intitulé sobrement Balade dans les ruches, il associe, dans un cake du miel d'acacia de Thilouze et de romarin, complété par une crème glacée au fromage blanc citronné. Rafraîchissant ! 

J'adore les soufflés ! Celui au programme du jour travaille la noisette et le praliné, le tout soutenu par une aromatique crème glacée au rhum Cinq/Cinq de Distiloire. Excellente préparation. Trouver un accord sur ce dessert n'était pas évident. Roxane a fait un choix judicieux en restant dans le thème de l'alcool de canne à sucre, avec une Crème au vieux rhum Damoiseau

Pour clore en beauté ce déjeuner d'anniversaire faisant honneur à l'étoile Michelin, nous avons droit à une savoureuse Madeleine minute au miel de sarrasin.

En discutant avant de partir avec Kevin Gardien, je suis revenu sur son Lièvre à la royale du 24 novembre 2022. Il m'a confié qu'à l'occasion de la venue de Philippe Foreau dans son établissement, il lui avait proposé une version "Sénateur Couteaux" qu'on devrait retrouver fin 2026 ! J'ai pris note ...

Auberge du XIIème siècle*

Propriétaires : Stéphanie MARQUES & Kevin GARDIEN - Sommelière : Roxane ROSENRIB

1 rue du Château

37190 SACHÉ

Tél. : 02 47 26 88 77

Email : [email protected]

Site web : www.auberge12emesiecle.fr

Fermé lundi, mercredi après-midi et dimanche 


Gwendal Poullennec : expert ou imposteur culinaire

Comme chaque année, le Guide Michelin publie son palmarès aux étoiles gagnées et perdues. Désormais, ce non-évènement occupe l'espace événementiel grâce à un "Cirque médiatique" externalisé (depuis 2022) qu'il installe dans la ville qui veut bien l'accueillir (Cognac, Strasbourg, Tours, Metz, Monaco …).

Et l'arrivée de Gwendal Poullennec, nouveau directeur des nombreuses publications du Guide Michelin depuis septembre 2018, n'y est pas étranger.

Et c'est aussi l'occasion annuelle pour 2 figures bien connues du monde gastronomique, Périco Légasse et Gilles Pudlowski, de monter au créneau sans compter pour s'indigner de la perte d'étoile de leurs "copains" chez qui, ne l'oublions pas, ils mangent sans débourser un euro, ou de distiller des acerbes critiques sur "Gwendal" !

2026 n'a pas échappé à la règle, avec pour Périco sur Sud Radio :

- "Le guide Michelin est le fléau de la cuisine française"

- "L'édition 2026 continue son nettoyage ethnico culinaire"

- sans oublier une d'il y a quelques années, "J’en ai d’ailleurs ras le bol de lécher des assiettes bariolées de graffitis. Les types se prennent pour Picasso ou Chagall, ils font des œuvres d’art certes souvent délicieuses, mais dans lesquelles il n’y a rien à bouffer. Les gens sont émerveillés, mais ne comprennent absolument plus ce qu’ils avalent"

et pour Pudlo dans son blog :

- "le Michelin n’aime pas la France"

- "Michelin France 2026 à Monaco lundi dernier ? Une fête gâchée, où le risible se disputait au décevant"

- "La prestation du grand manitou du guide rouge frisait elle le ridicule"

- "Engoncé dans son smoking étriqué avec son nœud pap’ digne d’un loufiat du «Grand Restaurant» de Jacques Besnard, l’humour en moins"

- "le Michelin n’aime pas l’Alsace" …

 

Pourtant, ce guide créé en 1900 par les frères André et Edouard Michelin avait un objectif très simple : aider les nouveaux conducteurs à trouver hôtels, tables, carburants et autres adresses sur les routes d'alors. Et quand on parcourt les 400 pages de cet ouvrage, le travail de compilation réalisé est colossal ! Surtout à une époque où le recueil d'informations ne disposait pas de l'aide d'internet ou de l'IA ! La publicité payante en sera écarté en 1920 et la petite étoile noire distinguant les hôtels possédant une table renommée apparaîtra en 1926. Quant aux 2 et 3 étoiles, elles seront créées en 1931 pour la Province et en 1933 pour ParisEt rappelons encore une fois, comme le stipule le Guide Michelin, que ce sont les restaurants qui détiennent cette distinction, pas leurs chefs ! Mais beaucoup d'entre eux ont une carrosserie plus grosse que leur moteur !

Très verrouillé dans sa communication avec Bernard Naegellen (1985-2001), l'arrivée du jeune et médiatique Jean-Claude Naret (né en 1961) en 2003 va s'accompagner d'une diversification et de la digitilisation, qui vont conduire le guide à une perte d'audience et de diffusion.

Hélas, quelques années plus tard, Gwendal Poullennec, en voulant singer le Gault & Millau et ses moult récompenses pour se mettre les chefs dans leur poche, n'a pas enrayé sa perte d'audience (tirage de 600 000 exemplaires à la fin des années 90 et de 30 000 de nos jours !) et lui a même fait perdre à mon humble avis son âme et ses repères avec notamment sa pâle copie des Oscars de la gastronomie. Et je passe avec son association avec "ChioteAdvisor" et le sponsoring de Metro !

C'est la raison pour laquelle j'ai décidé de m'abstenir depuis 2024 de faire des commentaires sur le cirque du palmarès annuel de ce guide. Par contre, il me reste un point commun avec ses inspecteurs mystères : comme eux, je paie mes additions !

Manufacture Française des Pneumatiques Michelin Michelin Travel Partner

Guide Michelin

Directeur de la publication : Gwendal POULLENNEC  

Service client

27 cours de l’Île Seguin

92105 BOULOGNE-BILLANCOURT


Le bon porc et les charcuteries à l'ancienne de la Ferme de Morillard

Située à quelques kilomètres de Lancôme sur la D16, direction Vendôme, la Ferme de Morillard est aux mains de la famille Gabilleau. Sa principale activité fermière est basée principalement sur l'élevage de porcs. Mais il y a aussi de la volaille et de l'agneau. Les produits charcutiers disponibles dans la boutique sont nombreux et très diversifiés. Une visite du site s'impose donc pour en connaitre la liste. Si la pub qu'il contient indique une sélection de races de porcs pour leur qualité gustatives, en fait, c'est essentiellement le Duroc qui est privilégié.

Nous avons fait les achats porcins suivants : Araignée, Côte échine, Poitrine fraiche (sans peau, hélas !), Boudin blanc, Boudin noir, Jambon blanc, Rillette, Saucisse et Rôti échine. Tout ce que nous avons dégusté jusqu'à ce jour est d'une très bonne qualité gustative et mérite de faire un détour par Lancôme.

La Ferme de Morillard

Frédéric GABILLEAU

Le Haut de Morillard

41190 LANCÔME

Tél. : 02 54 46 11 31

Email : [email protected]

Site : www.fermedemorillard41.fr

Boutique ouverte le vendredi de 9 h 30 à 12 h 00 et de 14 h 30 à 19 h 00 et le samedi matin de 9 h 30 à 12 h 00. Pas de paiement par CB.

Egalement présent au sein du Magasin de producteurs "La Ferme", 120 rue des Fougerets - 41350 SAINT-GERVAIS-LA-FORÊT


Pâtisseries de Benjamin Bordas, la qualité toujours au top mais les prix s'envolent !

C'était une de mes découvertes gourmandes de 2021, grâce à Julien Perrodin, l'ancien chef et propriétaire d'Au Petit Vatel à Alençon, parti désormais exercer ses talents à Sainte-Lucie. Et je dois avouer que j'avais été très emballé par le niveau qualitatif de l'ensemble des productions pâtissières proposées par Benjamin Bordas ainsi que par leur niveau tarifaire, particulièrement compétitif. Cinq années plus tard, je mesure que le succès de sa boutique auprès des aficionados des plaisirs pâtissiers, ainsi que le manque de concurrence sur Vendôme, influent grandement sur le niveau des tarifs pratiqués ! Evidemment, depuis 2021 le prix des matières premières a certes augmenté, mais peut-être pas à la hauteur de 45 % en 5 ans comme en témoigne mon tableau comparatif inclus dans le diaporama ci-dessous.

Heureusement, le visuel et le haut niveau qualitatif des diverses productions de Benjamin Bordas sont toujours là et méritent encore que tout bec sucré qui se respecte fasse le détour par Vendôme ! D'ailleurs, à propos du niveau visuel, sur les six spécialités achetées (Concorde, Crème d'ange, Mioga, Mont-Blanc, "faux" Paris-Brest et Tiramisu) parmi la vingtaine d'exposées, seule celle du Concorde (un hommage à Gaston Lenôtre) m'est apparue moins fignolée que celle de 2021. Compte tenu de la situation économique qui se profile avec les délires psychotiques du dingo en poste à la Maison Blanche, je conseille à Benjamin de faire attention à ne pas trop tirer sur la corde tarifaire. Un retour de bâton est toujours possible ...

Pâtisserie Benjamin Bordas

Benjamin BORDAS

9 place Saint-Martin

41100 VENDÔME

Tél. : 02 54 77 32 58

Email : [email protected]

Site web : facebook-benjamin.bordas

Accueil du mardi au jeudi de 9 h 00 à 19 h 00, vendredi et samedi de 8 h 30 à 19 h 00 et dimanche de 8 h 30 à 13 h 00


Déjeuner "truffé" à La Maison Tourangelle

Les menus de la Saint-Valentin relevant trop souvent d'un "trompe papilles et finances", j'ai préféré différer les festivités connexes à ce jour J la veille, puis rechercher un établissement proposant un menu à thème. C'est ainsi que j'ai découvert du côté de Savonnières que le chef Frédéric Arnault proposait en sa Maison Tourangelle un attractif menu "Truffé".  Après m'être assuré qu'il serait bien disponible le vendredi 13 février 2026, j'ai réservé notre table pour le déjeuner de ce jour favorisant la chance !

Entré directement dans le Michelin 2007 avec un Bib gourmand, une distinction hélas perdue en 2021La Maison Tourangelle distille dorénavant une cuisine plus en phase avec les critères de l'étoile. En témoigne ce menu consacré à cette "Impératrice souterraine", la seule dont il n'est pas nécessaire de préciser sa variété puisque la seule citation "Truffe" implique pour celui qui la propose qu'elle soit "Melanosporum".

Ne dérogeant pas à notre rituelle phase apéritive, nous faisons le choix de bulles ligériennes provenant de Vouvray, celles du domaine des Aubusières repris en 2021 par Menehould et Charles Lesaffre. Seul hic, elles ne sont pas servies à notre table comme pourtant la réglementation l'impose et nous ne savons donc pas quelle cuvée est présente dans nos coupes, "Fines bulles" ou "Brut zéro" ! Par contre, c'est très rafraichissant et croquant de gourmandise.

Pour leur tenir compagnie, cinq délicieuses mise bouche : Feuilleté emmental - Tartelette de ganache de foie gras - Œuf de caille, mayonnaise végétale - Guimauve cacahuète - Velouté de chou-fleur et son émulsion.

Il est temps d'attaquer le premier service. Mais auparavant, la perle rare Johanna Guilmin, cheffe de rang/sommelière, nous présente les truffes fraîches qui vont présider à ce déjeuner et le vin d'escorte. C'est un Montlouis-sur-Loire demi-sec 2023 "Marianne" de Damien Moyer. Il signe un accord parfait avec nos savoureuses Escalopes de foie gras (de canard !) poêlées, pulpe de céleri, jus de vin vinaigré et truffe.

Pour le plat principal, nous nous sommes répartis les deux choix proposés. Pour mon épouse, c'est le chef d'œuvre gustatif et parfumé de ce déjeuner, la Pomme de ris de veau braisé, pulpe de champignons, lamelles de truffe, jus de braisage truffé, mousseline et espuma de pomme de terre truffé, mélange de champignons, pulpe de carottes et scones (plutôt des crosnes !). Il est accompagné par un Saint-Joseph rouge 2023 de la Maison Chapoutier, cuvée "Deschants", dont le cépage syrah 100%, floral et épicé, fait merveille.

Pour moi, ce sont des Blancs de turbot grillés, fumet crémé, brindilles de truffes et premières asperges vertes. Je dois avouer que par rapport au plat de mon épouse, cette préparation maritime est en retrait gustatif. Mais somme toute, c'est normal, car dans le menu complet elle aurait été servie avant le Ris de veau et aurait permis une escalade papillaire. Côté mariage vineux, Johanna a fait le judicieux choix d'un vin 100% Fié gris millésime 2023, un cépage emblématique du Haut-Poitou, cousin du Sauvignon, élaboré par Xavier Frissant en IGP Val de Loire.

Quelques jours auparavant, il me semble que Frédéric Arnault proposait un Mont d'Or truffé et je dois avouer que ce type de préparation m'aurait bien plu. En ce vendredi 13, changement de programme, avec une originale Gaufre fourrée à la truffe, chèvre frais de Villandry, crème glacée au lait de chèvre, confiture de mirabelles et vinaigrette aux fruits secs. C'est certes très bon, mais ça manque un peu de lamelles, et donc de peps et de parfum mélano.

Côté jus de raisins fermentés, Johanna reste dans le Val de Loire avec un Vouvray 2022 "sec tendre"* (je déteste cette appellation qui n'a aucune base légale), cuvée "Clos rompu" de Florent Cosme. Dans les faits, avec ses 15 g/l de sucres résiduels, réglementairement parlant, c'est un moelleux ... qui tire par contre fort bien son épingle du jeu dans cette équipage !

Reste désormais à aborder le final sucré. Tout d'abord, avec des Macarons mousseline vanille, déco choco et truffe, crème glacée yaourt trufféEt cette crème glacée au yaourt truffé, c'est de bombe ! Ça embaume et ça respire la mélanosporum, et ça j'adore ! Et j'espère bien obtenir sa recette ! Ensuite, 2 mignardises : Pâte de fraises et Coque chocolat citronné. L'équipage vineux fait appel à un Vouvray moelleux (54 g/l de SR) 2022 de Vincent Carême. Et ça matche très bien, car entre le Chenin et la truffe c'est un mariage d'amour, comme me l'avait confié un jour, Thierry Puzelat.

Pour conclure cette prestation truffée de haut-volje reprends la conclusion formulée dans mon commentaire du 28 février 2020 : "J'ai beaucoup aimé le service de cette Maison Tourangelle, certes jeune, mais ô combien compétentattentif, au sens de la répartie très affûté et fort à propos. Dans cette discipline, la radieuse Johanna Guilmin excelle et ensorcelle ... ce qui confirme cette citation de Pierre Corneille : Aux âmes bien nées la valeur n'attend point le nombre des années !

Une nouvelle escale ici s'impose (en demandant une carafe d'eau ordinaire !), d'autant que je pourrais peut-être faire une incursion en cuisine !

 

*  À titre d'exemple, l'Alsace a pris l'heureuse initiative d'imposer depuis le millésime 2021 un étiquetage composé de quatre catégories de vinConcrètement, cet étiquetage prend la forme, soit d’une échelle de sucrosité (sec, demi-sec, moelleux et doux) avec un curseur plaçant le vin dans la catégorie adéquate, soit d’une mention écrite. Ainsi, les vins secs contiennent moins de 4 g/l de sucres résiduels, les demi-secs entre 4 et 12 g/l, les moelleux 12 à 45 g/l, et les doux seront au-delà de 45 g/l. Si les vignerons de Vouvray et de Montlouis-sur-Loire étaient honnêtes vis à vis des consommateurs, ils seraient bien inspirés d'adopter un cahier des charges leur évitant de divulguer et d'entretenir la propagation d'informations caricaturales !

La Maison Tourangelle

Propriétaires et chef : Maria & Frédéric ARNOULT - Cheffe de rang/Sommelière : Johanna GUILMIN

9 Route des Grottes Pétrifiantes

37510 SAVONNIERES

Tél. : 02 47 50 30 05

Email : [email protected]

Site web : www.lamaisontourangelle.com



Chicken's house
Maison Poulet

Cette photo rend hommage à mes parents et grands-parents, dont la triple activité commerciale de "coiffeur-bar-restaurant" constituait, à l'époque, un univers de convivialité inégalable et jamais égalé !

 

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